L'automne est arrivé. Les feuilles changent de couleur et ont même commencé à tomber. On va se farcir de pommes sous mille formes et les tomates seront mises en pot vertes cette année. On apprend. L'été prochain, on binera deux semaines plus tôt.
Manque plus qu'Alice Rose.
jeudi, août 31, 2006
mercredi, août 30, 2006
Encore la garderie
Un autre update garderie ! Quand je vous disais que ce blogue ne s'adresse qu'aux amis et à la famille... Loin de moi l'idée de penser que mes pérégrinations en garderie intéressent la grande et très sélective communauté des blogophiles. Et honnêtement, j'ai autant envie de vivre la pression de livrer la marchandise à une fréquence régulière que de croquer dans un citron (faut me voir le faire pour constater à quel point ça me plaît).
Aujourd'hui, c'est papa qui m'a reconduite. Line dit que la séparation est toujours moins pénible quand c'est le papa qui quitte, et non la maman. Alors je n'ai pleuré que quelques secondes. Est-ce que maman doit s'en réjouir ? L'histoire ne le dit pas.
Line a dit que mon intégration au groupe allait être plus longue. Dix-neuf mois de jeux en solitaire ne s'oublient pas du jour au lendemain. Je joue surtout toute seule et un peu avec S., la seule autre fille du groupe. Les garçons, je les évite comme la peste ! Je ne m'impose que très rarement aux autres, préférant faire ma petite affaire, seule dans mon coin. Mais tout ça devrait changer. Mes parents l'espèrent en tout cas.
Aujourd'hui, on a demandé à maman d'arriver un peu plus tard que 14 h, question de laisser Line me réveiller après la sieste et d'assister à la collation. Question que je sache aussi que maman n'arrivera pas toujours à cette heure. Est-ce que maman parviendra à attendre 1 h 30 de plus ? L'histoire ne le dit pas.
Ce que l'histoire dit, c'est que je m'amuse bien à cette garderie, que je suis crevée le soir, que je tends les bras quand on me demande si je veux aller à la garderie, que j'aime bien Line, avec son grand sourire et sa voix bien portante et que maman et papa sont ravis de savoir que D., un petit garçon de 2 ans de couleur noire et né en France se joindra au groupe lundi prochain. Savez-vous quelles étaient mes chances de tomber sur une personne de nationalité différente dans mon petit groupe de six enfants ? À peu près nulles. La différence est si rare ici, on ne peut que se réjouir que Line ait fait ce choix.
Aujourd'hui, c'est papa qui m'a reconduite. Line dit que la séparation est toujours moins pénible quand c'est le papa qui quitte, et non la maman. Alors je n'ai pleuré que quelques secondes. Est-ce que maman doit s'en réjouir ? L'histoire ne le dit pas.
Line a dit que mon intégration au groupe allait être plus longue. Dix-neuf mois de jeux en solitaire ne s'oublient pas du jour au lendemain. Je joue surtout toute seule et un peu avec S., la seule autre fille du groupe. Les garçons, je les évite comme la peste ! Je ne m'impose que très rarement aux autres, préférant faire ma petite affaire, seule dans mon coin. Mais tout ça devrait changer. Mes parents l'espèrent en tout cas.
Aujourd'hui, on a demandé à maman d'arriver un peu plus tard que 14 h, question de laisser Line me réveiller après la sieste et d'assister à la collation. Question que je sache aussi que maman n'arrivera pas toujours à cette heure. Est-ce que maman parviendra à attendre 1 h 30 de plus ? L'histoire ne le dit pas.
Ce que l'histoire dit, c'est que je m'amuse bien à cette garderie, que je suis crevée le soir, que je tends les bras quand on me demande si je veux aller à la garderie, que j'aime bien Line, avec son grand sourire et sa voix bien portante et que maman et papa sont ravis de savoir que D., un petit garçon de 2 ans de couleur noire et né en France se joindra au groupe lundi prochain. Savez-vous quelles étaient mes chances de tomber sur une personne de nationalité différente dans mon petit groupe de six enfants ? À peu près nulles. La différence est si rare ici, on ne peut que se réjouir que Line ait fait ce choix.
De mieux en mieux
À la demande générale, voici des nouvelles de ma deuxième journée à la garderie.
J'ai pleuré quand maman est partie. En réalité, il s'agissait plutôt de cris. De la vraie colère, comme dans « pourquoi vous partez sans moi ?! » Mais contrairement à la veille, et c'est ce que maman se répète pour s'encourager, ça n'a duré que 10 minutes. Ensuite, je me suis assise seule dans l'escalier, j'ai observé les autres quelques minutes avant d'aller les rejoindre et de piquer leurs jouets. Je n'ai pas vraiment mangé (mais à raison de quatre heures par jour chez Line, c'est pas encore inquiétant) mais, deuxième bonne nouvelle, je n'ai pas rechigné du tout à l'heure du repos. Contrairement à ce que papa et maman croyaient, j'accepte même de dormir ailleurs que dans un espace fermé comme mon petit lit à barreaux ! Pour cette deuxième journée, j'ai posé ma tête sur la taie apportée par maman le matin même (prise à même le lit des parents) et j'ai tétouillé ma suce en silence avant de m'endormir.
Je n'ai pas encore rabroué P., 13 mois, cannibal de son état (lire Ouille). Mes efforts sont plutôt destinés à le fuir alors qu'il me pourchasse pour m'embrasser. Disons que je n'ai pas encore intégré les autres zamis dans mes habitudes de jeux.
À suivre...
J'ai pleuré quand maman est partie. En réalité, il s'agissait plutôt de cris. De la vraie colère, comme dans « pourquoi vous partez sans moi ?! » Mais contrairement à la veille, et c'est ce que maman se répète pour s'encourager, ça n'a duré que 10 minutes. Ensuite, je me suis assise seule dans l'escalier, j'ai observé les autres quelques minutes avant d'aller les rejoindre et de piquer leurs jouets. Je n'ai pas vraiment mangé (mais à raison de quatre heures par jour chez Line, c'est pas encore inquiétant) mais, deuxième bonne nouvelle, je n'ai pas rechigné du tout à l'heure du repos. Contrairement à ce que papa et maman croyaient, j'accepte même de dormir ailleurs que dans un espace fermé comme mon petit lit à barreaux ! Pour cette deuxième journée, j'ai posé ma tête sur la taie apportée par maman le matin même (prise à même le lit des parents) et j'ai tétouillé ma suce en silence avant de m'endormir.
Je n'ai pas encore rabroué P., 13 mois, cannibal de son état (lire Ouille). Mes efforts sont plutôt destinés à le fuir alors qu'il me pourchasse pour m'embrasser. Disons que je n'ai pas encore intégré les autres zamis dans mes habitudes de jeux.
À suivre...
lundi, août 28, 2006
Grosse journée
Voilà, c'est fait. J'ai passé ma première journée à la garderie de Line. Enfin, journée... faut le dire vite. De 10 h 30 à 14 h. Pas une minute de plus. Maman trépignait d'impatience à la maison.
Comment ça s'est passé ? Je vous le donne en mille. Imaginez une petite fille qui passe ses premiers dix-neuf mois de vie avec sa maman et qui doit s'en séparer pour rester avec une dame pleine de bonnes intentions mais néanmoins TRÈS inconnue. Comment croyez-vous que ça s'est passé ? J'ai pleuré. J'ai hurlé PAPAAAAAAAAAAAAAAAA. J'ai refusé de manger et de dormir. Est-ce que j'ai joué ? Un peu. Surtout avec maman finalement, avant qu'elle ne m'abandonne.
Demain est un autre jour. Je vous tiens au courant.
Comment ça s'est passé ? Je vous le donne en mille. Imaginez une petite fille qui passe ses premiers dix-neuf mois de vie avec sa maman et qui doit s'en séparer pour rester avec une dame pleine de bonnes intentions mais néanmoins TRÈS inconnue. Comment croyez-vous que ça s'est passé ? J'ai pleuré. J'ai hurlé PAPAAAAAAAAAAAAAAAA. J'ai refusé de manger et de dormir. Est-ce que j'ai joué ? Un peu. Surtout avec maman finalement, avant qu'elle ne m'abandonne.
Demain est un autre jour. Je vous tiens au courant.
De retour
De retour de Québec pour aller porter Mia qui fera le restant de la route entre son frère et sa soeur dans la voiture de sa maman. Moment triste sous la pluie.
J'ai visité un temple de la vie moderne: la section parc d'amusement des Galeries de la Capitale. Qui a dit qu'il suffisait d'avoir un bâton ou un ballon pour s'amuser ? Là-bas, c'est à coups de montagnes russes que ça se passe ! À défaut de pouvoir monter dans les manèges, j'ai passé un bon moment avec papa dans la petite jungle, un espèce de pays de rêve où tout est mou, tout roule, tout se déplace et où on peut grimper partout.
Ce lundi matin, cependant, je n'aurai peut-être pas autant le coeur à la fête puisque si je rencontre néanmoins de nouveaux amis, ça ne sera pas accompagnée de maman et papa. Ce sera ma première matinée en garderie, chez Line. Détails à suivre.



J'ai visité un temple de la vie moderne: la section parc d'amusement des Galeries de la Capitale. Qui a dit qu'il suffisait d'avoir un bâton ou un ballon pour s'amuser ? Là-bas, c'est à coups de montagnes russes que ça se passe ! À défaut de pouvoir monter dans les manèges, j'ai passé un bon moment avec papa dans la petite jungle, un espèce de pays de rêve où tout est mou, tout roule, tout se déplace et où on peut grimper partout.
Ce lundi matin, cependant, je n'aurai peut-être pas autant le coeur à la fête puisque si je rencontre néanmoins de nouveaux amis, ça ne sera pas accompagnée de maman et papa. Ce sera ma première matinée en garderie, chez Line. Détails à suivre.



mercredi, août 23, 2006
Vroum
J'aime les voitures parce qu'elles ont des poignées. J'aime bien les poignées. Et les roues. Je me plante devant et je les regarde. Je touche les roues et leur raconte plein de choses. Parfois, on rigole.
Tout ça pour dire qu'on a une nouvelle bagnole. J'aime bien les fenêtres plus grandes: on voit mieux les lumières le soir. Et puis, on est plus haut: je peux presque toucher le ciel.
Tout ça pour dire qu'on a une nouvelle bagnole. J'aime bien les fenêtres plus grandes: on voit mieux les lumières le soir. Et puis, on est plus haut: je peux presque toucher le ciel.
Suite (mais pas encore la fin)
Pour ceux mais surtout celles que ça intéresse, maman a rencontré notre bon toubib familial et ils ont crevé l'abcès. La discussion fut brève, mais on a bien senti que Sharon était touchée par notre témoignage de confiance. À moins que ça ne soit par le sac de pommes offert par maman ?
samedi, août 19, 2006
Sharon
Je vous ai déjà parlé du toubib familial, Sharon. C'est à notre grande satisfaction qu'elle nous a accueillis, maman, papa et moi, il y a déjà plusieurs mois de ça, parmi sa horde de patients, malgré une liste d'attente probablement très longue. Elle veille également sur Alice Rose qui doit naître autour du 24 septembre, et si on en juge à la vigueur de ses coups de pied, ma petite soeur en est folle de joie.
Sharon est une grande dame au sourire bien accroché et au cv fort impressionnant. Gynécologue-obstétricienne, omnipraticienne et directrice de la clinique, elle a roulé sa bosse un peu partout avant d'atterrir dans notre petite ville avec ses quatre enfants et son mari. Elle nous a été recommandée par des femmes qui ont accouché sous sa supervision ainsi que par le meilleur pédiatre du coin, Toubib Morin. Jusqu'ici, tout va bien.
Là où ça peut devenir inquiétant (remarquez la prudence), c'est lorsqu'on lit dans les journaux que notre Sharon adorée a une poursuite dans le popotin (remarquez la politesse) de 150 000 $ pour un accouchement qui a mal tourné. Et naturellement, les médias ne rapportent que la version de la poursuite, ce qui annule toute possibilité de prendre position justement. Le document déposé l'accuse d'avoir demandé trop tôt à la plaignante de pousser et d'avoir utilisé de façon abusive la ventouse. Le bambin aurait succombé suite à d'importants problèmes céphaliques quelques heures après la naissance. Voilà pour les détails.
Je me retrouve donc avec une maman et un papa qui ne sont pas tout à fait rassurés. Bien qu'ils demeurent confiants et qu'ils croient plutôt que le jeune couple de Jonquière ait voulu faire un coup d'argent (sinon, pourquoi attendre deux ans avant de poursuivre ?), il n'en demeure pas moins qu'une ombre est apparue au tableau et qu'à cinq semaines d'accoucher, ils se seraient bien passé de cette histoire.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Sharon est une grande dame au sourire bien accroché et au cv fort impressionnant. Gynécologue-obstétricienne, omnipraticienne et directrice de la clinique, elle a roulé sa bosse un peu partout avant d'atterrir dans notre petite ville avec ses quatre enfants et son mari. Elle nous a été recommandée par des femmes qui ont accouché sous sa supervision ainsi que par le meilleur pédiatre du coin, Toubib Morin. Jusqu'ici, tout va bien.
Là où ça peut devenir inquiétant (remarquez la prudence), c'est lorsqu'on lit dans les journaux que notre Sharon adorée a une poursuite dans le popotin (remarquez la politesse) de 150 000 $ pour un accouchement qui a mal tourné. Et naturellement, les médias ne rapportent que la version de la poursuite, ce qui annule toute possibilité de prendre position justement. Le document déposé l'accuse d'avoir demandé trop tôt à la plaignante de pousser et d'avoir utilisé de façon abusive la ventouse. Le bambin aurait succombé suite à d'importants problèmes céphaliques quelques heures après la naissance. Voilà pour les détails.
Je me retrouve donc avec une maman et un papa qui ne sont pas tout à fait rassurés. Bien qu'ils demeurent confiants et qu'ils croient plutôt que le jeune couple de Jonquière ait voulu faire un coup d'argent (sinon, pourquoi attendre deux ans avant de poursuivre ?), il n'en demeure pas moins qu'une ombre est apparue au tableau et qu'à cinq semaines d'accoucher, ils se seraient bien passé de cette histoire.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
vendredi, août 18, 2006
Petites émotions
Je vais parler pour ma maman, mais je crois pouvoir généraliser et prêter la même intention à toutes les mamans du monde, du moins en ce qui concerne le premier bambin.
Il ne se passe pas une journée sans que maman craque pour une nouvelle mimique, un nouveau mot ou, parfois même, une nouvelle bêtise. Par exemple, depuis peu, je danse. J'allume Octave et je danse avec lui, d'un pied à l'autre, les bras en l'air. Coeur qui fond garantit.
Ce matin, j'ai découvert un nouveau truc plutôt rigolo, et qui fait encore rire maman ! Je me fourre des céréales dans les oreilles et j'applaudis. D'accord, pour toutes celles qui ne sont pas ma maman, cette anedcote peut n'inspirer que du dégout, mais maman a bien ri ce matin en prenant son café. C'est ce qui compte. Après tout, c'est ma première et plus importante spectatrice, non ? Je vous le concède: si j'étais plus vieille, ça n'aurait pas le même impact, mais à 18 mois, c'est mignon.
Et il y a les involontaires. Depuis quelques semaines, je déplace les choses dans la maison. Ainsi, il n'est pas rare de retrouver, par exemple, les aimants du frigo dans le fond de votre chaussure, une cuillère entre les coussins du canapé ou encore une sandale (j'aime bien les chaussures) dans mon coffre à jouets. Loin de mettre maman hors d'elle, ces petites trouvailles font naître de délicates émotions à chaque fois. Voilà qui explique aussi pourquoi, lorsqu'elle me gronde, j'ai qu'à mettre ma tête de côté, mes mains devant les yeux et dire « coucou » pour que son coeur ramolisse et qu'elle change d'humeur instantanément.
Maintenant, me reste qu'à assimiler la différence entre ces dernières mignonneries et les autres, comme balancer les lectures de digestion dans l'eau du bain qui m'était destinée ou me servir dans le sac de bouffe des chats, bien caché au fond de l'armoire verrouillée dont j'ai percé le secret. Dur dur d'être un bébé...
Il ne se passe pas une journée sans que maman craque pour une nouvelle mimique, un nouveau mot ou, parfois même, une nouvelle bêtise. Par exemple, depuis peu, je danse. J'allume Octave et je danse avec lui, d'un pied à l'autre, les bras en l'air. Coeur qui fond garantit.
Ce matin, j'ai découvert un nouveau truc plutôt rigolo, et qui fait encore rire maman ! Je me fourre des céréales dans les oreilles et j'applaudis. D'accord, pour toutes celles qui ne sont pas ma maman, cette anedcote peut n'inspirer que du dégout, mais maman a bien ri ce matin en prenant son café. C'est ce qui compte. Après tout, c'est ma première et plus importante spectatrice, non ? Je vous le concède: si j'étais plus vieille, ça n'aurait pas le même impact, mais à 18 mois, c'est mignon.
Et il y a les involontaires. Depuis quelques semaines, je déplace les choses dans la maison. Ainsi, il n'est pas rare de retrouver, par exemple, les aimants du frigo dans le fond de votre chaussure, une cuillère entre les coussins du canapé ou encore une sandale (j'aime bien les chaussures) dans mon coffre à jouets. Loin de mettre maman hors d'elle, ces petites trouvailles font naître de délicates émotions à chaque fois. Voilà qui explique aussi pourquoi, lorsqu'elle me gronde, j'ai qu'à mettre ma tête de côté, mes mains devant les yeux et dire « coucou » pour que son coeur ramolisse et qu'elle change d'humeur instantanément.
Maintenant, me reste qu'à assimiler la différence entre ces dernières mignonneries et les autres, comme balancer les lectures de digestion dans l'eau du bain qui m'était destinée ou me servir dans le sac de bouffe des chats, bien caché au fond de l'armoire verrouillée dont j'ai percé le secret. Dur dur d'être un bébé...
jeudi, août 17, 2006
Les différents visages de la fée des dents
Encore une histoire de dents les amis, mais je vous jure qu'elle est différente des autres, celle-là.
Hier soir, Mia (Mimi pour les intimes et Nana pour moi) et Alex regardaient Harry Potter pour la ixième fois de la semaine (où était-ce de la journée ?). C'est alors que Maman entendit un cri retentir de l'escalier annonçant la grande nouvelle: Mia venait de perdre une incisive qui branlait depuis quelques jours. Les filles montent, on se précipite tous à la salle de bains où papa termine sa toilette de papa qui consiste, pour l'essentiel à se brosser les dents, et on admire et le trou et la dent.
C'est à ce moment que la fée fait son entrée dans l'histoire. Je ne sais plus qui en a parlé en premier, mais une chose est certaine: tout le monde en parle ce matin. Après avoir admiré et rigolé (gentiment quand même !) avec Mia qui se retrouve avec, pour seule dentition apparente en haut, deux belles incisives centrales lui donnant un vague air de lapin, on en conclu qu'il est l'heure d'aller dormir et, par conséquent, de ranger la dent, comme il se doit, sous l'oreiller.
Mais voilà qu'on ne trouve plus la dent. On l'avait déposée là, ou là, ou peut-être là mais elle n'y est plus. Toute la famille, à quatre pattes, passe le parquet de la salle de bains au peigne fin. Rien. Le lavabo, le lambris, la baignoire, tout y passe. Rien. La dent est définitivement perdue et c'est la consternation générale. Qu'est-ce qu'on fait alors ? Je vous le donne en mille: on écrit un mot à la fée des dents et on lui explique, franchement, ce qui vient de se passer.
Mia a donc écrit un truc dans le genre: j'ai perdu ma dent, je m'excuse mais voulez-vous me donner une surprise quand même ? Merci, Mia Roussy.
Mais ce n'est pas tout !
Après une bonne nuit de sommeil, c'est une Nana ravie qui a trouvé une réponse de la fée des dents sous son oreiller. Ça ressemblait à: Chère Mia, j'ai trouvé ta dent et je te laisse une surprise. Sois gentille. La fée des dents.
Bonne nouvelle: la fée des dents est clémente.
Mais ce n'est pas tout !
La fée des dents est peut-être clémente, mais elle est aussi une vraie coquine parce qu'imaginez-vous donc qu'elle a rapporté la dent. Ce matin, la dent gisait tranquillement sur le comptoir du meuble-lavabo, juste à côte de la lampe de poche, là où on avait tous regardé avec la plus grande attention hier soir.
Du coup, Nana se retrouve avec une pièce de monnaie deux couleurs et une dent. Mais maman lui a expliqué ce matin que malheureusement, on ne peut passer la même dent deux fois à la fée...
Mauvaise nouvelle: la fée des dents est à son affaire ;-)
Hier soir, Mia (Mimi pour les intimes et Nana pour moi) et Alex regardaient Harry Potter pour la ixième fois de la semaine (où était-ce de la journée ?). C'est alors que Maman entendit un cri retentir de l'escalier annonçant la grande nouvelle: Mia venait de perdre une incisive qui branlait depuis quelques jours. Les filles montent, on se précipite tous à la salle de bains où papa termine sa toilette de papa qui consiste, pour l'essentiel à se brosser les dents, et on admire et le trou et la dent.
C'est à ce moment que la fée fait son entrée dans l'histoire. Je ne sais plus qui en a parlé en premier, mais une chose est certaine: tout le monde en parle ce matin. Après avoir admiré et rigolé (gentiment quand même !) avec Mia qui se retrouve avec, pour seule dentition apparente en haut, deux belles incisives centrales lui donnant un vague air de lapin, on en conclu qu'il est l'heure d'aller dormir et, par conséquent, de ranger la dent, comme il se doit, sous l'oreiller.
Mais voilà qu'on ne trouve plus la dent. On l'avait déposée là, ou là, ou peut-être là mais elle n'y est plus. Toute la famille, à quatre pattes, passe le parquet de la salle de bains au peigne fin. Rien. Le lavabo, le lambris, la baignoire, tout y passe. Rien. La dent est définitivement perdue et c'est la consternation générale. Qu'est-ce qu'on fait alors ? Je vous le donne en mille: on écrit un mot à la fée des dents et on lui explique, franchement, ce qui vient de se passer.
Mia a donc écrit un truc dans le genre: j'ai perdu ma dent, je m'excuse mais voulez-vous me donner une surprise quand même ? Merci, Mia Roussy.
Mais ce n'est pas tout !
Après une bonne nuit de sommeil, c'est une Nana ravie qui a trouvé une réponse de la fée des dents sous son oreiller. Ça ressemblait à: Chère Mia, j'ai trouvé ta dent et je te laisse une surprise. Sois gentille. La fée des dents.
Bonne nouvelle: la fée des dents est clémente.
Mais ce n'est pas tout !
La fée des dents est peut-être clémente, mais elle est aussi une vraie coquine parce qu'imaginez-vous donc qu'elle a rapporté la dent. Ce matin, la dent gisait tranquillement sur le comptoir du meuble-lavabo, juste à côte de la lampe de poche, là où on avait tous regardé avec la plus grande attention hier soir.
Du coup, Nana se retrouve avec une pièce de monnaie deux couleurs et une dent. Mais maman lui a expliqué ce matin que malheureusement, on ne peut passer la même dent deux fois à la fée...
Mauvaise nouvelle: la fée des dents est à son affaire ;-)
Sans tambour ni trompette
(Maman et papa ont enfermé l'orchestre dans la cabane au fond du jardin. J'aurais bien aimé, moi, la fanfare, mais bon...)
Je proclame la fin officielle de la lune de miel. La petite Simone qui faisait le tour du cadran n'existe plus. Hier, le réveil indiquait 5 h. Ce matin, maman et papa ont eu une heure de grâce. Pas-une-minute-de-plus. En plus, que ceux qui rêvent de bébés qui se réveillent en douceur en babillant comme les oiseaux au printemps aillent se rhabiller: maintenant, je me réveille en hurlant, comme si on arrachait mes dix petites dents à froid.
Et je ne réveille pas que papa, maman et Alice Rose (ouais, quand maman s'active...), ça non. C'est que je suis en colocation dans ma chambre, vous voyez... Trois lits, souvent occupés par trois enfants, ça fait trois petites souris qui se réveillent en même temps. Heureusement, Nana (Mia) et Alex et/ou Léana s'en sortent sans trop de heurts. Elle sont brillantes, les petites, et ont rapidement saisi quoi faire lorsque la sirène se fait entendre: elles se poussent au sous-sol en quatrième.
Maman veut savoir si vous lui faites une place, les filles...
Je proclame la fin officielle de la lune de miel. La petite Simone qui faisait le tour du cadran n'existe plus. Hier, le réveil indiquait 5 h. Ce matin, maman et papa ont eu une heure de grâce. Pas-une-minute-de-plus. En plus, que ceux qui rêvent de bébés qui se réveillent en douceur en babillant comme les oiseaux au printemps aillent se rhabiller: maintenant, je me réveille en hurlant, comme si on arrachait mes dix petites dents à froid.
Et je ne réveille pas que papa, maman et Alice Rose (ouais, quand maman s'active...), ça non. C'est que je suis en colocation dans ma chambre, vous voyez... Trois lits, souvent occupés par trois enfants, ça fait trois petites souris qui se réveillent en même temps. Heureusement, Nana (Mia) et Alex et/ou Léana s'en sortent sans trop de heurts. Elle sont brillantes, les petites, et ont rapidement saisi quoi faire lorsque la sirène se fait entendre: elles se poussent au sous-sol en quatrième.
Maman veut savoir si vous lui faites une place, les filles...
mercredi, août 16, 2006
dimanche, août 13, 2006
Décidément
Papa n'arrête plus d'ajouter de nouvelles cordes à son arc. Après écrivain et gosseux de balançoire, voilà que mon papa s'est transformé, le temps d'une fête d'enfants au parc, en préposé à la barbe à papa. Magique, non ?Difficile à croire pour ceux qui le connaissent. Papa est de la race de ceux qui font coller l'eau au fond de la casserolle. Mais croyez-moi, il a réussi à faire tenir les doux filaments de friandise sur le cornet. La forme était presque parfaite en plus... À voir la tête qu'il fait sur la photo, je ne suis pas certaine que ce nouveau rôle lui plaise énormément, mais moi, je trouve ça super chouette.
samedi, août 12, 2006
Bonheurs
Je sais, y a la guerre au Liban mais ma planète est encore toute petite, et mon innoncence encore bien grande, alors j'en profite.
Voici une liste non-exhaustive des petits plaisirs de ma vie:
Me brosser les dents.
Me balancer.
Manger un kiki.
Danser, d'un pied à l'autre, en tapant des mains.
Me faire courir après par Mia.
Toucher la mygale (je suis encore vierge de bien des préjugés...).
Les crayons. TOUS les crayons, sans égard pour la couleur, la forme ou même s'ils écrivent.
Le téléphone qui fait bip. Entre mes mains, il fait bip bip bip bip bip bip bip bip.
Le melon (boulrg) et le chocolat (kouka).
Voici une liste non-exhaustive des petits plaisirs de ma vie:
Me brosser les dents.
Me balancer.
Manger un kiki.
Danser, d'un pied à l'autre, en tapant des mains.
Me faire courir après par Mia.
Toucher la mygale (je suis encore vierge de bien des préjugés...).
Les crayons. TOUS les crayons, sans égard pour la couleur, la forme ou même s'ils écrivent.
Le téléphone qui fait bip. Entre mes mains, il fait bip bip bip bip bip bip bip bip.
Le melon (boulrg) et le chocolat (kouka).
jeudi, août 10, 2006
Colères
Ces jours-ci, on peut dire de façon assez précise que mes colères et mes joies sont rattachées à des choses très précises. Toujours les mêmes.
D'abord, mes colères. Des colères noires traduites par des cris aigus, de vraies et moins vraies larmes, la tête qui verse par derrière et les jambes qui battent de toutes mes forces lorsqu'on essaie de me prendre. Si on ne me prend pas, je sautille sur place en poussant un discret WOOOOOOOOUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!
Qu'est-ce qui me met en colère ?
Quand on me refuse un kiki. Watch out.
Quand maman décide de me faire l'affront ultime de prendre un bain seule, sans moi.
Quand on m'enlève des mains ou on me refuse le crayon le plus pointu de la maison.
Quand on ne me laisse pas courir partout dans les magasins. Là, au moins, je peux les indisposer avec une crise bien sonore et visuelle :)
Demain, mes petites joies.
D'abord, mes colères. Des colères noires traduites par des cris aigus, de vraies et moins vraies larmes, la tête qui verse par derrière et les jambes qui battent de toutes mes forces lorsqu'on essaie de me prendre. Si on ne me prend pas, je sautille sur place en poussant un discret WOOOOOOOOUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!
Qu'est-ce qui me met en colère ?
Quand on me refuse un kiki. Watch out.
Quand maman décide de me faire l'affront ultime de prendre un bain seule, sans moi.
Quand on m'enlève des mains ou on me refuse le crayon le plus pointu de la maison.
Quand on ne me laisse pas courir partout dans les magasins. Là, au moins, je peux les indisposer avec une crise bien sonore et visuelle :)
Demain, mes petites joies.
lundi, août 07, 2006
Joie.
Alice Rose ne fait que 44 cm et environ 2,2 kg et est toujours blottie au creux de l'utérus de maman, mais pourtant, il me semble qu'elle est déjà là. Je lui donne des bisous par le nombril, passage universel qui peut également rencontrer la cuillère ou l'écouteur, j'aide maman à la savonner à chaque soir en étendant une grande couche de mousse sur son énorme bidou, je lui chante des chansons et lui fait de gros câlins, tout ça sans compter les nombreuses fois où je lui ai grimpé dessus ou tapoché le popotin ou la tête.Dans moins de 7 semaines, je rencontrerai enfin ma première élève. Pour le moment, j'imite papa et maman mais bientôt, c'est moi qui serai imitée. Maman va a-do-rer: toutes mes âneries connaitront enfin le second souffle qu'elles méritent.
Je lui montrerai comment dénicher le pot de maïs en grain afin de l'étendre partout dans la maison (le céleri est tellement moins intéressant), comment ouvrir ma poubelle à couches (ou celle de la cuisine mais c'est moins excitant) et en explorer le contenu. Je lui montrerai aussi comment grimper pour accéder au plat de fruits sur le comptoir et laisser son empreinte sur chacun des fruits, comment étendre les cendres (froides) du foyer (éteint quand même !) partout dans le salon, comment faire une course à obstacles avec une serviette sur la tête (et devant les yeux, ça va de soi), comment escalader tout ce qui ne doit pas l'être, y compris l'échelle des lits superposés dans la chambre (alors que je ne sais pas encore faire marche arrière), comment se coincer un slinky dans la jambe ou chiper le plus gros couteau pendant le quart de seconde où papa ouvre le lave-vaisselle (ça, faut vraiment faire vite parce que j'ai pas encore réussi à le garder).
Je pourrai enfin répandre la bonne nouvelle Simone parmi mon cercle naissant de disciples. Et c'est sans compter tout ce que j'apprendrai à la garderie !
jeudi, août 03, 2006
Une pensée pour papa
J'ai souvent vanté les bons coups de mon papa sur ce petit carnet. Toujours avec raison. Mais aujourd'hui, je dois vous dire que mon papa, il est de la race des superhéros. Depuis quelques jours, il est au chevet de son papa à lui, très malade, et il fait preuve d'un courage que peu de gens auraient à sa place.
Je pense très fort à toi papa. Je t'aime de tout mon coeur.
Je pense très fort à toi papa. Je t'aime de tout mon coeur.
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