dimanche, mai 28, 2006

Citronnelle n° 5

Qui a dit que les bébés sentaient bon le bébé ? Au pays des libellules bleues et des fourmis rouges, sur les terres de l'Amarante, les bébés, tout comme les adultes, sentent la citronnelle.

Le mois de juin ne pardonne pas. Au mieux, on peut aller piocher dans le jardin quelques heures en matinée, mais les plus téméraires demeurent ceux qui osent souper dehors. Entre 17 et 20 h, on peut très certainement dire que l'enfer a deux ailes et un petit dard. Il se faufile partout et pique à travers les vêtements. Même le pauvre Boris, chaire viandeuse s'il en est, en fait les frais.


Ne vous fiez pas aux apparences: la maison a l'air calme comme ça, mais la photo ne montre pas dans le détail les HORDES de moustiques. Deux minutes avant, la voiture ne touchait pas le sol.

Décidément, été comme hiver, on n'est jamais contents ;-)

vendredi, mai 26, 2006

Note des éditrices

Quand nous avons créé ce carnet il y a plus d'un an maintenant, maman et moi n'avions qu'une intention en tête: celle de permettre aux amis, parrain et marraine et à la famille proche qui vit au loin de suivre mon développement. Nous venions tout juste de s'installer au Saguenay et une grande partie des habitants de notre vie était, et est toujours, à Montréal.

Loin de moi la prétention de pouvoir intéresser la planète blogue avec mes histoires de percées dentaires, mais je suis quand même franchement touchée de savoir qu'autant de lecteurs se retrouvent chez moi, que ce soit par le truchement du référencement ou toute autre procédé que je mettrai encore des années à comprendre.

Si vous êtes ici, c'est que votre espace figure parmi les hyperliens de la colonne de droite. Sachez que ces adresses ont été sélectionnés avec attention, et que moi et maman sommes, par conséquent, honorées de vous accueillir chez nous.

Bonne lecture !

Maman et Simone

mardi, mai 23, 2006

Choses à ne pas faire

Dans la vie, il y a des choses qu'on ne peut pas faire, d'autres qu'on peut faire et d'autres qu'on doit faire.

Au chapitre des interdits, que j'explore à mon grand désespoir, on retrouve:

Tenir une bougie allumée par la mèche avec ses doigts (testé hier soir lors d'une panne).
Partager son goûter avec Zazie, même si c'est ma meilleure copine.
Mettre une fourchette dans la prise électrique.
Monter dans la sécheuse et fermer la porte. Même chose pour le lave-vaisselle.
Tremper la brosse à cheveux dans la toilette et soit 1- se brosser les cheveux ensuite ou 2- la tétouiller.
Vider le contenu de la poubelle de la cuisine sur le plancher de la cuisine, ou du salon... sur le plancher disons.
Jeter mes blocs de bois dans le foyer du rez-de-chaussée.
Jouer les cuistots et régler les boutons de la cuisinière au gaz comme JE l'entends.
Manger tout ce qui bouge (et son contraire) dans le carré de sable.
Vider le portefeuille de maman et organiser une chasse aux trésors avec ses cartes.
Jouer à allô allô avec n'importe quel téléphone après avoir composé un numéro en Chine.

samedi, mai 20, 2006

Derrière toute constipation...

... il y a une dent qui perce. Invariablement.

Aujourd'hui, c'était les deux incisives centrales supérieures. Pas une; les deux dans la même journée, s.v.p. À moi les carottes maintenant !

Alors me voilà. 15 mois, 8 jours et 4 dents. Et quelques pas.

Ma cabane au Canada

Amis français, voici une version toute personnelle d'un concept que vous adorez : la cabane au Canada. Admirez, mais surtout, ne perdez pas votre précieux temps à chercher les Indiens, ils étaient occupés à faire de la figuration pour un autobus de touristes venus de... France.

jeudi, mai 18, 2006

Mes premiers pas

Grosse journée chez les Maltais-Roussy.

D'abord, ce matin. Je me suis finalement décidée à faire mes premiers pas. Eh oui. Maman et papa travaillaient à la table de salle à manger alors que j'évaluais tranquillement la possibilité de passer du pouf à mon jouet sur mes deux jambes. Après avoir observé la situation sous tous ses angles, j'ai fait un pas. Mais ce qu'il y a de plus fantastique, c'est que j'en ai fait un autre ensuite, et un autre et ainsi de suite jusqu'à ce que papa, qui avait une meilleure position pour me surveiller (notez ici la tentative fort subtile de disculper maman de toute accusation) me voit et se mette à hurler. Mais je n'ai pas eu peur !

J'étais très occupée à tenter de faire les connexions cérébrales qui me permettraient de faire un autre pas et d'applaudir en même temps. J'ai réussi, mais je vous avoue que mes parents m'ont fait un peu peur. Il m'aurait fallu des masques à oxygène pour me rassurer complètement: j'avais deux hystériques devant moi. Un peu plus et ça y était.

En après-midi, question de les achever, on s'est rendus en famille à la pital pour voir le bébé que maman a dans son ventre sur une télé noir et blanc. Maman, qui n'est pas de nature inquiète du tout, s'imaginait le pire depuis des mois parce qu'elle n'avait pas respecté le dosage d'acide folique avant la conception (et je crois qu'elle avait réussi à transférer un peu de son inquiétude à papa, qui était, au demeurant, au moins un milliard de fois plus zen qu'elle). Alors voilà. La dame a posé une sorte de téléphone sur le ventre de maman et elle a fait des hum hum. Elle a tout de suite rassuré maman (et papa) sur la santé du bébé et a demandé si on voulait savoir le sexe. Affirmatif ! Elle a bougé son truc longtemps avant de finalement nous révéler que j'aurai, probablement, à 85 %...

...

une petite soeur !

:)

mercredi, mai 17, 2006

15 mois, 5 jours et deux dents


Je ne marche toujours pas. La très vilaine infirmière qui m'a inséré une aiguille d'un kilomètre de long dans le bras la semaine dernière a dit que c'était normal puisque mon corps travaillait très fort à faire pousser mes dents. Parce qu'il faut dire que je ne suis pas en tête de peloton au perçage de dents non plus. Deux petites dents, en bas. Qu'à cela ne tienne: les carottes crues attendront. En attendant, je me régale de bananes, de RAISINS, de yogourt, de RAISINS, de purées, de RAISINS, de pâtes, de RAISINS, d'avocats, de RAISINS, de fromage et de mangues.

Je dis plusieurs mots. Au chapitre des « identifiables », on retrouve : Papa, maman, Simone, allô, yogourt, regarde, encore, raisins, chapeau, poupée, collier, non, merci, tic tac, Zazie et Pakkal.

Je ris très fort pour imiter papa et maman. Je bois au verre (j'en verse partout, mais ça ne compte pas, n'est-ce pas ?), je pointe du doigt, je danse, je monte et descends toute seule des lits et des canapés, je grimpe et m'accroche partout. Je lance de l'eau à Zazie lorsqu'elle se pointe près de la baignoire dans laquelle je marine avec maman et ça me fait MOURIR DE RIRE. Je souffle des baisers, et j'en donne avec ardeur (avec le mmmmmmmmoua! de circonstance). En moins de temps qu'il ne faut pour dire n'importe quel mot d'une syllabe, j'ai vidé mon coffre à jouets et étendu le contenu partout dans le salon, comme en témoigne la photo plus haut.

J'imite le chien, le chat, le poisson, la vache, le hibou, le coq et je fais quelques signes comme laver, lait (boire), manger et dodo.

lundi, mai 15, 2006

Les beaux dimanches

Ce week-end, à Saguenay, nous avons eu droit à du soleil mur à mur. Pour une fois qu'on peut tirer la langue à nos amis de Montréal, laissez-moi vous jurer qu'on en a bien profité. Maman et papa ont fait plein de trucs insignifiants pour une petite fripouille comme moi alors que je m'adonnais à une foule d'activités bien plus intéressantes comme goûter au contenu du carré de sable et me faire un masque corporel avec un pissenlit gentiment offert par papa. On a aussi fait un détour par le cimetière où grand-papa célébrait en silence et six pieds sous terre son soixante-huitième anniversaire de naissance. De retour à la maison, papa a joué les cuistots pour maman qui était, quoi qu'elle en dise, vachement contente. Vers 19 h, devant mon film préféré, j'ai succombé aux charmes de Morphée. C'est la première fois que je tombais de sommeil devant la télé. Quel parent ne succomberait pas devant un bébé endormi, de surcroit (graphie rectifiée pour les paresseux) alors qu'il n'est pas dans son lit ?

dimanche, mai 14, 2006

Insulte

À priori, une journée pour célébrer les mamans de ce monde, ce n'est pas une mauvaise idée. Ne serait-ce que pour souligner toute l'importance silencieuse qu'elles ont, ces mamans qu'on confond souvent avec le tapis de la cuisine. Oui, la fête des mères est une heureuse initiative.

Là où ça se gâte à mon avis, c'est quand les papas ou les grands enfants profitent de cette seule journée pour faire la lessive ou se mettre aux fourneaux. Voilà une parfaite insulte pour les 364 autres journées de l'année où les mamans comme la mienne font de leur mieux pour plaire à toute la maisonnée, s'oubliant souvent au profit de ceux qu'elle aime.

En guise de protestation, j'attendrai à demain pour faire un baiser à maman. Quoi ? C'est déjà fait ? Ah là là. Tant pis.

Mamans qui me lisez, je vous souhaite une belle journée remplie de bricolages en forme de coeur et de beaux mots dans le téléphone. Mais je souhaite surtout que votre famille vous donne autant d'amour, de support et d'attention demain et les jours après.

vendredi, mai 12, 2006

Et mon arrière-grand-maman, elle ?

Publié ce matin sur Cyberpresse:

Le vendredi 12 mai 2006
Une Lituanienne de 44 ans accouche de son 18e enfant
AFP
Vilnus
Une femme de 44 ans, habitante d'une région occidentale de la Lituanie, a accouché de son 18e enfant, a rapporté vendredi le quotidien Lietuvos Zinios. Le nouveau-né, qui pèse 3,7 kilos, est le septième fils de Danute Bagociene. Il est de 28 ans le cadet de son premier enfant, également un fils. L'enfant a six ans de moins que l'un des deux petits-enfants de Mme Bagociene.


Loin de moi l'intention de dire qu'il s'agit là d'une nouvelle sans intérêt, au contraire, mais je voudrais en profiter pour rendre hommage à mon arrière-grand-mère qui a, elle aussi, donné la vie à 18 enfants, tous vivants. Et tout ça ne s'est pas passé en Lithuanie, mais bien ici, à Chicoutimi !

Évidemment, on n'a pas fait d'article sur mon aïeule. À l'époque, c'était peut-être moins rare qu'aujourd'hui, mais avouez qu'il s'agit quand même de tout un exploit. Mariette, on pense à toi...

jeudi, mai 11, 2006

Ma première bêtise

Ce matin, maman a fait couler un bain. Opération anodine s'il en est une. Tellement anodine que je me suis dit qu'il fallait mettre un peu de piment à l'événement. Un peu de piment ou quelques magazines ? Des MAGAZINES ! En moins de temps qu'il ne faut pour crier Les-magazines-neufs-de-maman-à-l'eau, j'avais tout balancé.

Ça leur apprendra à garder les magazines près des chiottes ;-)

mardi, mai 09, 2006

Loraz

Mise en contexte: Mon écrivain de papa a pondu une histoire en plusieurs tomes pour les ados dont le héros a, comme animal de compagnie, une tarentule nommée Loraz. Jusqu'ici, tout va bien.

Et maintenant: Là où ça se gâte, c'est quand le même papa décide de passer de la fiction à la réalité en achetant une vraie tarentule rosy avec de vraies pattes et de vrais poils et un vrai système de défense contre les agresseurs. D'accord, sa piqure (remarquez la nouvelle gaphie simplifiée sans accent pour paresseux) n'est pas mortelle, mais c'est quand même franchement dégeulaaaaassssssse ! Au mieux, elle vous donne des frissons d'horreur à vous glacer le sang et à vous donner de mémorables terreurs nocturnes et au pire, elle vous pique comme le ferait une guêpe. On se demande presque si le pire ne vaut pas mieux que le mieux... Enfin, à vous de juger.

Papa insiste pour que je dise que maman l'a prise sur sa main et que c'est ça, une vraie femme. C'est étonnant de voir à quel point une petite bibitte poilue partout peut facilement éclipser un accouchement de 36 heures... Avouez.

Sans plus attendre, voici la bête. Brrrr.


mercredi, mai 03, 2006

Comme un pas sur la soupe

Hier, maman et moi en étions à jouer, assises dans la cuisine et comme ça, d'un coup, je me suis levée et j'ai fait un pas vers maman. Je ne sais pas si c'est moi qui s'est jetée dans ses bras ou si c'est elle qui s'est jetée sur moi tellement elle était contente, mais toujours est-il que j'ai complété tout un pas, toute seule.

Il y a bien un mois que je me tiens debout toute seule, mais je n'avais pas encore fait l'ombre d'un mouvement de genou pour marcher. Mes pieds ont toujours été collés au sol, et quand mon corps voulait avancer, je tombais sur les genoux.

Maman a le coeur en bouilli à l'idée que je vieillisse, mais je sais qu'elle sera la première ravie de me voir trotter dans la maison.