lundi, juillet 31, 2006

Mon papa multidisciplinaire

Question: Que demander de plus qu'un papa qui gagne sa vie et celle de sa famille en écrivant des histoires ?

Réponse: Un papa qui gagne sa vie et celle de sa famille en écrivant des histoires pour les jeunes.

Question: Que demander de plus à un papa qui écrit des histoires pour les jeunes ?

Réponse: Un papa bricoleur qui construit la plus jolie des balançoires du canton.

Ce projet qui n'a longtemps été qu'un rêve s'est finalement concrétisé, à la grande et belle surprise de maman qui a bien été obligée de se soumettre à l'évidence: papa est de plus en plus habile avec les outils. D'accord, l'inquiétude n'est pas encore bien loin quand elle entend la scie ronde, mais à ce jour, papa a encore 10 doigts et 10 orteils. Et un peu plus de fierté gonfle son coeur de castor bricoleur. Quant à moi, je passerais bien mes journées entières dans la balançoire. Ooouoooooooooooooooooo.

Admirez le travail.


vendredi, juillet 28, 2006

Calme plat

En ce qui ME concerne, c'est le calme plat ces jours-ci. Ma vie est un ruisseau tranquille.

Hier soir, visite chez nos amis Johanne, Michel, Naguy et Laralou où j'ai pu mettre à l'épreuve mon perroquet en discutant avec Papagei, le fier ara de la maison.

Ce matin, papi Michel a reprit la route direction Québec. Parlant de Québec, ma marraine y est question de prendre possession de sa nouvelle bagnole que j'aime déjà puisqu'elle va peut-être la conduire dans notre petit royaume encore plus souvent. Justement, elle vient la semaine prochaine.

Cet après-midi, je vais aider papa à terminer les travaux de la balançoire. Vous n'avez pas idée à quel point je fais une bonne apprentie. Avec moi, les vis, vous les voyez puis tadam ! vous ne les voyez plus. Même chose pour le marteau et le ruban. Ah bon, on ne parle pas de magie ?

mardi, juillet 25, 2006

Un tout petit mot...

... pour féliciter la maman et le papa d'Océane pour leur nouveau petit bébé à naître.

J'ai fouillé dans nos archives numériques familiales (quel foutoir !) et j'ai déniché cette photo prise lors de la dernière fête de Noël. Océane est la jolie rouquine à lulus à côté de moi.

En passant, est-ce que quelqu'un pourrait tirer sur le bouchon pour que je dégonfle un peu ?


Terreur matinale

Aujourd'hui, pour la deuxième fois de ma vie, j'ai partagé avec mes parents les joies de la terreur nocturne - quoi qu'à 6 h du matin, vous me permetterez de renommer le phénomène terreur matinale.

Si vous ne savez pas de quoi il s'agit, disons pour résumer que les enfants qui en font se transforment pendant quelques minutes en sanglot géant, hurlant, tremblant et inconsolable. Le visage tordu par une crise aussi subite qu'intense, je suis expulsée de mon sommeil et personne, je dis bien personne, ne peut me rassurer. Je ne sais plus où ni qui je suis, j'ai peur de tout et je deviens incontrôlable. Cette mise en scène inconsciente et spectaculaire peut durer plusieurs minutes avant que je puisse me rendormir tranquillement. Ce phénomène, à ne pas confondre avec le cauchemar, se produit très souvent chez les enfants de moins de deux ans.

Ce matin, papa m'a prise dans ses bras et c'est blottie au creux de son épaule, entre lui et maman que j'ai pu me calmer, le nez enfoui dans les oreillers qui sentent bon les parents. Cette fois, au petit désespoir de maman, je ne me suis pas rendormie, mais ça, c'est une autre histoire...

lundi, juillet 24, 2006

Zack

Depuis hier, Boris n'a plus le monopole de la canitude à l'Amarante. Notre nouvel ami, Jack, rebaptisé Zack par fantaisie maternelle, habitait avec une famille qui a préféré nous l'offrir que de l'abandonner à son triste sort de cabot esseulé.

Nous voilà donc avec deux labradors chocolat. Un beau mais fou d'un an et un moins joli mais calme de quatre ans. Ça s'équilibre.

Je les aime bien, ces gros chiens mais ne t'inquiète pas, ma petite Zazie, mon coeur t'appartiendra toujours.


samedi, juillet 22, 2006

Décalage identitaire

À mon tour de vous raconter une petite histoire.

Il était une fois, au Saguenay, un mammifère en gestation qui avait très envie de manger de la tourtière. Elle demanda alors à son mâle reproducteur, Lavallois de naissance, d’aller chez Corneau et Cantin lui en chasser une bien fraîche.

Deux heures et demi plus tard, mâle revient, tout fier de sa prise. Femelle mammifère regarde dans le sac et constate qu’il s’agit d’un vulgaire pâté à la viande, emballé sous vide. Mais encore ! Le fruit de la récolte du mâle reproducteur (citadin, dois-je le préciser une autre fois ?) était parsemé de rhizopus verts et bien poilus. Triple faute : acheter un 1. pâté à la viande 2. industriel 3. moisi à une Saguenéenne alors qu’elle a envie de manger une 1. tourtière 2. maison 3. fraîche.

Le plus beau dans cette histoire, c’est que femelle en gestation a gardé son calme ! Elle s’est tranquillement fait cuire des pâtes au pesto, pour la ixième fois cette semaine. Après ça, vous viendrez dire que c’est pas beau, l’amour.

Tourtière : [Québec] Pâté profond, à base de plusieurs sortes de viandes de gibier ou de boucherie et de pommes de terre. La tourtière du Lac-Saint-Jean. • Sorte de tarte à base de viande de porc haché. Les tourtières de la période des fêtes.

Pour ceux que le sujet intéresse,
cliquez ici.

Marie-Ève, André et Les Vikings

Cette semaine, c'était au tour d'André et Marie-Ève de déposer leurs baluchons à la maison pour un moment (avec un joli cadeau pour moi en plus d'une petite poupée mexicaine très mignonne offerte par Monica). Après une petite heure d'exploration en règle, bien blottie sur maman, j'ai daigné sortir de ma coquille. Devinez ce que j'ai dit ? Je vous le donne en mille : gour ! J'avais faim (ou bien je voulais épater la galerie). Il n'y avait que le yogourt pour me sortir de mon mutisme... Ce n'est qu'ensuite qu'ils ont pu gouter (graphie rectifiée pour les paresseux) à ma séduction.

Hier, après un détour au centre-ville pour déjeuner, nous nous sommes tous rejoints à Sainte-Rose-du-Nord-la-pittoresque (et étrange), chez des amis d'amis. Pour ceux qui ne connaissent pas Sainte-Rose, il s'agit d'une petite baie magique dans le fjord du Saguenay, mais c'est en plus le seul village au monde (j'en mets ma main au feu) où des gothiques se faisant appeler Les Vikings élèvent des poules et des cochons en communauté. Oui oui.

Que fait-on à Sainte-Rose ? L'ami Jean dit qu'à Montréal, ils ont l'heure et à Sainte-Rose, ils ont le temps. On fait du pain, de l'artisanat (et du beau à part ça ! Pas que des pantoufles en phentex.), du kayak, on entretient son jardin, bref, on vit. Et quand on a 17 mois, on fait un nombre incalculable de pas sur le quai avec une maman à nos trousses. La prochaine fois, elle me fera porter le machin qui compte les pas. Vous n'en croirez pas vos yeux.

vendredi, juillet 21, 2006

Ouooooo

J'adore l'eau. Je n'hésite pas à me mettre le visage dans l'eau et ça me fait bien rire. Si l'eau est froide, je dis ouoooooo et si l'eau est chaude, je dis ouoooooo. Brassards et autres tortues gonflables faite en Chine me laissent indifférente, en autant que je puisse me mettre le nez sous l'eau sous le regard bienveillant de maman ou papa.

Saveurs de la semaine, dans le désordre: les kikis, la piscine et le bboul' (melon - ne me demandez pas de vous expliquer le lien.) Et les chaussures !

Baptême bleu

Je suis née ailleurs mais le Saguenay m'a adoptée. La preuve.

Jour de pluie

Une douche à ciel couvert.



Ma famille nucléaire croquée sur numérique.

mardi, juillet 18, 2006

Beaucoup de bruit pour rien ?

À ma naissance, alors que la majorité des enfants ne voient qu'un pédiatre, j'en ai vu deux. Le premier avait des doutes et avait cru percevoir un petit souffle en écoutant mon coeur. Il a donc demandé une seconde vérification qui nous a rassurés. Le pédiatre n'a rien entendu d'inquiétant.

Lors des rendez-vous de routine de cinq et neuf mois, les deux pédiatres rencontrés n'ont rien entendu.

Il y a deux semaines, j'ai vu mon médecin de famille pour un suivi de routine. Notre bon docteur Hatcher a perçu un souffle bien persistant. Petit mais persistant. Elle s'est faite très rassurante en expliquant que c'était bénin, que ça arrive super souvent chez les bébés de mon âge et qu'on pouvait très bien faire une vie tout à fait normale avec un léger souffle au coeur. Il y a même de fortes chances que la malformation se résorbe d'elle-même d'ici quelques années. On nous a tout de même recommandé de prendre rendez-vous pour une échographie cardiaque, question de savoir plus précisément à quoi s'en tenir. Ce qui fut fait dans la même journée. Comme Chicoutimi ne cesse de nous aimer encore et encore (on vous racontera pourquoi une prochaine fois), ô miracle, nous avons obtenu un rendez-vous deux semaines plus tard. C'était hier.

Étendue sur un truc qui ressemble à une civière, dans une pièce sombre avec une télé et une dame assise devant (en passant, toutes mes sympahies au docteur Barabas, d'origine hongroise, qui a dû en arracher à comprendre l'accent de Chicoutimi à son arrivée ici, il y a six ans), on m'a tapissé la poitrine d'un gel auquel je n'ai pu goûter et qui permettait à un petit baton de mieux me chatouiller.

Une éternité et plusieurs chansons plus tard, papa, maman et moi sommes retournés à la maison, le coeur léger. Le bon docteur Barabas avait vérifié trois fois et n'avait strictement rien perçu d'anormal, non sans nous avoir expliqué que c'est très fréquent, à mon âge, de percevoir ces petits souffles au stéthoscope seulement. Sur le moniteur, rien.

La minute Richard Glenn

Avis aux intéressés: ma grand-maman, dont la vie terrestre s'est déroulée du 12 février 1937 au 12 février 2001 - je suis née le 12 février 2005 - avait, elle aussi, un souffle au coeur...

samedi, juillet 15, 2006

Ultreïa

Oncle Michel a déposé son baluchon à la maison depuis quelques jours. De retour au pays en juin, le cousin de papa devenu pèlerin a fait une longue randonnée sur les routes de France et d'Espagne, le plus long trajet de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ses souliers ont beaucoup voyagé : 1 700 km en 60 jours.

Et je ne parle pas du chemin parcouru dans sa tête et dans son coeur.


vendredi, juillet 14, 2006

Clichés d'été

Alex et Mia à la plage.


Papa et ses filles. La troisième s'en vient. Papa est tellement démocratique envers sa progéniture qu'il envisage la greffe d'un troisième bras.


Le ballon-poire. LE ballon-poire. LE. Depuis le temps qu'il en parlait et que maman doutait, le voilà.


Ce qui est bien avec le maïs, c'est que c'est drôle. C'est fou le plaisir que j'ai eu avec mes deux épis. Papa les déshabillait et moi, je leur faisais visiter le jardin en les croquant et en les faisant parler l'un à l'autre.

Les poissons gigotent

Il n'est pas encore 9 h du matin et voici un petit compte-rendu de ce qui s'est produit depuis mon réveil, ce matin, à l'heure des poules (ai-je besoin de le spécifier ?):

Je me suis fourré les doigts dans une prise électrique jamais réparée depuis le début des rénovations, il y a plus d'un an. Dzzz. Tut tut, je vous ai entendu penser parents indignes...

J'ai vidé le coffre à bijoux de maman et tenté de tout enfiler dans mon cou, peu importe qu'il s'agisse d'une bague ou d'une broche. J'aime bien les colliers.

Tonton Éric a téléphoné pour nous demander d'aller chercher Léana ce soir. L'avion d'Audrey est retardé et les amoureux du Mexique n'arriveront que demain ou dimanche. Mia et Alex sont ravies d'avoir une copine de plus et maman se résigne: une de plus ou une de moins ;-)

L'invasion de fourmis se poursuit dans la maison. Ce matin, on a eu droit à une autoroute allant de la poubelle de la cuisine au salon. Dommage qu'on les chasse; je les aime bien, ces bestioles.

Il fait un temps torride. Alex et Mia sont déjà dans la piscine et maman en est à son deuxième bain de pieds glacé, son deuxième café, ma deuxième couche, la deuxième lessive et le deuxième sac de lait. Ajoutez à ça deux tresses, quatre élastiques, un shampoing, une blessure soignée, deux barettes, un demi-litre de crème solaire, neuf tartines, une bonne vingtaine de cerise, un maillot perdu et retrouvé, un appel manqué, quatre brossages de dents et... offf... une grosse centaine de nooooon Simone et vous avez un bon portrait des trois premières heures de notre journée.

Bon 14 juillet !

dimanche, juillet 09, 2006

Bleu douleur

Il y a de ces jours où la loi de Murphy s'applique un peu trop bien. Des jours où on retournerait se coucher pour se réveiller à nouveau et tout recommencer. Pour moi, c'était hier. Je suis ce qu'il conviendrait d'appeler un petit bébé pucké.

D'abord, je suis tombée sur le béton. Ouais. Sur. Le. Béton. J'aurais pas pu tomber sur l'herbe ou dans mon carré de sable, non. Il fallait que je tombe sur le béton derrière la maison. Sur un coin en plus. Résultat: un beau maquillage naturel bleu parsemé de petits points rouges qui va du front au menton, sur la partie gauche de mon visage. Devriez me voir... je pense qu'on peut dire qu'il s'agit d'une blessure visuellement douloureuse. D'ailleurs, ça fait plus mal aux autres qu'à moi. Dix minutes après, j'avais oublié la chute. Pas maman, évidemment. Et jusqu'à ma guérison complète, elle continuera de se mordre l'intérieur des joues en me regardant.


Ensuite, on m'a pincée la cuisse avec la courroie de ma chaise haute. Comme je suis une petite fille gentille, je ne dirai pas le nom de l'affreux responsable de cette vilaine maladresse. Bon, puisque vous insistez, je vais vous donner un indice: il porte la barbe et écrit des livres. Et ces jours-ci, avec deux petites filles dans le portrait, c'est de loin le parent le plus populaire de la maisonnée.

Résultat final: j'ai le visage ET une partie de la cuisse droite bleu douleur.

*

Entre deux catastrophes, Mia a obtenu son brevet de cycliste à deux roues et perdu une dent (pas en même temps quand même !), on a joué au badminton, ajouté du sable au carré, accroché une petite balançoire au grand pin dans le jardin, finalement installé la piscine, jardiné, fait le lion rrrr, visité des amis, lu, sué et mangé des kikis (biscuits).

*

Viva Italia !

vendredi, juillet 07, 2006

C’est un oiseau ? C’est un avion ?

Position détente (je fais comme si de rien n'était) :


Position « gaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrr » (traduction libre: regardez, un AVION !!!!!!!!!!!) :


Position morte de rire (le sens du spectacle se développe à 16 mois, je vous l'annonce officiellement) :

Simone à la plage

Je continue d’explorer les plaisirs de l’été. À la base plein air de mon bled, on a déniché un véritable joyaux tout de sable et d’eau : une petite baie sise à la jonction de la Rivière-du-moulin et du lac Kénogami. L’eau était chaude et l’après-midi parfait pour aller se faire chatouiller les fesses par l’herbe et la peau par le vent doux de juillet.

Mia s’en est donnée à cœur joie dans ses projets de construction d’un château et de cueillette de nouveaux amis tandis que papa lisait à l’ombre (ou prenait des photos) et que je scrutais le ciel à la recherche d'avion.

Au fait, le cachalot en train de manger, c’est maman. Et la grande gagnante du concours de grimaces, c'est Mia.





lundi, juillet 03, 2006

Seize mois et sept dents

Le bon docteur Hatcher m'a vue aujourd'hui. Onze kilos et 72 centimètres d'amour. Soixante-quinzième percentile pour le taille et le poids, et le docteur a cru bon d'ajouter que pour mon contour de tête, je « pète des scores ». Merci, les Maltais.

Je marche presque toujours et ai une trentaine de mots à mon vocabulaire.

J'aime me brosser les dents, monter sur les chaises des adultes, me balader sur le terrain pendant de longs moments, toute seule, ou dans la maison avec des chaussures dans les mains.

J'aime dire NON. Et pencher la tête en arrière en pleurant lorsque maman me prend pour aller changer ma couche. J'aime quand maman chante do do l'enfant do ou quand elle fait la comptine du grand cerf dans sa maison. J'aime manger la mousse du bain, faire coucou avec mes mains et monter sur les épaules de papa. J'aime me balançer.

J'aime le pain aux raisins, les cerises, la rhubarbe sans sucre ni sel (oui oui), le fromage, les olives, le goure, les nouilles et le melon (impossible à traduire en mot) et plein d'autres choses.

Je ne le sais pas encore mais j'aime déjà la piscine que papa et maman ont installée aujourd'hui dans le jardin.