jeudi, juin 08, 2006

Mon petit abécédaire - première partie

Voici, d'Alice Rose à Zazie, un petit tour guidé de ma vie.


A
lice Rose
A-iii. Ma petite sœur qui doit arriver en septembre. Nous aurons 19 mois de différence, ce qui est juste assez pour faire de moi une grande sœur, un modèle et une copine en même temps. La trinité, quoi. Je n'ai qu'une photo d'elle et franchement, j'ai un peu honte : elle n'est pas très bonne. C'est sombre… faudra que je donne des cours à la dame qui les a prise.

Baiser
Mmmmmmou-a ! Je m'avance, je tends les lèvres et voilà. De l'amour pur.

Couches de coton
Ouais. Saviez-vous qu'il faut 500 ans, dans les conditions idéales, pour qu'une couche se dégrade ? Loin de moi l'idée de vous faire la morale à deux sous, mais avouez qu'à 3 ou 4 couches et 2 millions de naissances par jour (dont une fraction porte des couches, mais quand même), notre petite planète doit apprécier ce genre de geste, aussi petit soit-il. Mais avec un peu de chance, je vais me lasser cet été et collaborer avec maman qui aimerait bien me voir transiter vers le pot.

Debout
Premiers pas à 15 mois et seulement 4 dents : on ne peut pas dire que je suis une redoutable adversaire au chapitre du développement physique. Maintenant, j'aime bien me tenir debout et faire plusieurs petits pas, mais je préfère de loin me tenir debout sur une chaise. Ou sur tout
autre truc impossible, en autant que ça branle.

Explications
Papa et maman m'expliquent tout. Surtout maman en fait, car papa n'a pas encore compris les explications de maman sur le pourquoi et le comment de l'entreprise.

Famille
Ma famille est éparpillée un peu partout au Québec et ailleurs. Je vous les présente.

Mia, ma demi-sœur de 7 ans qui vit à Saint-Constant avec sa maman.
Guy, Éric et Pascal, mes oncles.
Audrey, Nancy et Olga, mes tantes.
Léana et Alex, mes cousines.
Christian et Samuel, mes cousins.
Karen, ma marraine.
Jacques, mon parrain.

Un jour, faudra qu'on prenne une photo tous ensemble…

Gourt
Comme dans yo-gourt, vous pensiez quoi ?

Hibou
Mince consolation pour maman qui résiste à l'envahisseur Mac Donald. Comme la présence du géant américain producteur de caca de clown est complètement, volontairement et farouchement occultée dans notre maison, j'ai dû me créer mes propres références publicitaires. Ainsi, par un hasard de circonstances qui échappe encore à maman (pourtant à l'affût de TOUT, voir en lettre A.), partout où on va et où il y a une enseigne de la bannière Couche-Tard (un
hibou rouge sur fond bleu), j'y vais d'un hou-hou bien senti. Me demandez pas d'où ça vient : je sais seulement que le hibou fait hou-hou et qu'il a à peu près la tête du logo de ce dépanneur.

Insectes
Une des joies de l'été. La découverte des insectes, et l'intérêt lié à l'espèce ailé ou rampant devrait, selon maman, ne se développer qu'à 5 ans alors que toute idée de les bouffer ou d'en faire des confidents prisonniers entre nos doigts aient quitté notre esprit. Malheureusement, il en est autrement. Au repas, l'autre soir, j'ai entendu papa dire qu'on mangeait, en moyenne, un kilo d'insectes par année. Maman était ravi de cette statistique. Ici, autour de l'Amarante, on retrouve des bourdons qui, bien qu'occupés à fertiliser les nombreux pommiers, trouvent le temps de nous visiter lors des repas ou du jardinage, des libellules bleues, super mignonnes, des fourmis de toutes les couleurs (une couleur à la fois par contre, quand même !), des moustiques de 2 tonnes assoiffés de sang, vers et chenilles en quantité, des grillons, de coquettes petites grenouilles, de jolis papillons et malheureusement, la hantise sans nom de maman, une des seules choses qui pourrait lui faire regretter l'été et ses nuits, j'ai nommé les terrifiants et imbéciles
hannetons.

Jeux
Chez nous, le département des jeux est tenu le plus souvent par papa. Voici mon top 5.

1. La chatouille, forever. Aux aisselles, sous les pieds, à la taille, dans le cou : en moins de deux, je me tords de rire.

2. Me faire craquer les orteils par papa, qui possède un brevet sur cette activité. Parlez-en aux autres enfants qui l'entourent : on a tous goûté au supplice.

3. La balle. Fouillez-moi pourquoi, je lance la balle et je rigole comme une petite folle, surtout si celle-ci atterrit contre Zazie ou le pouf qui marche.

4. Danser. Seule ou dans les bras de maman, j'adorrrre me dandiner.

5. Placer, déplacer, ranger, remettre, enlever, dedans, vider, emplir, enfiler, goûter, cacher dans les chaussures ou dans le pot, lancer dans l'escalier du sous-sol ou dans la baignoire, etc. Et j'insiste sur le etc.

Kakal - Kou-koi
Pour une raison que je ne saurais expliquer, Pakkal est souvent utilisé pour amadouer maman avant de faire une bêtise. Exemple : je me dirige vers l'ordi, je sais que c'est interdit mais avant qu'elle n'ait eu le temps de dire nooooon, je crie KA-KAL ! et ne cesse de le crier que lorsqu'elle a répondu : oui, c'est Pakkal (pointant le collant de l'
Armée des dons sur l'ordi). J'aime bien dire aussi kou-koi (lire : pourquoi), qui n'a pas encore trouvé tout son sens mais que je sens bien dans ma bouche.

Line
Ma gardienne à compter de septembre. Line est une grande madame au sourire bien accroché qui garde des bambins depuis 25 ans. Nous serons six et le plus vieux aura 2 ½ ans. J'ai fait la connaissance, entre autres, avec Sabrina (19 mois), un ti-loup blond souffrant qui devait avoir franchement hâte de retrouver son papa et un piranha d'un an (voir en lettre O). Plus de détails
ici.


Maman
La mienne a choisi, de concert avec papa, de mettre sa carrière sur la glace les deux premières années de vie de chacun de ses enfants et de rester à la maison avec eux. Honnêtement, est-elle en paix avec cette décision ? Pas toujours. Regrette-t-elle ? Pas une seconde. Plus le temps passe, plus elle se dit que malgré toutes les concessions, malgré un salaire en moins, malgré la vie sociale qui change radicalement, malgré des journées et des nuits cent fois plus exigeantes qu'avant pour un millième du salaire, pour rien au monde elle et papa changeraient d'idée. Ainsi, Alice Rose aura aussi une maman à la maison ses deux premières années de vie, une maman probablement encore plus épanouie que celle que j'ai eue. Avec le temps, elle aura peut-être
fait un peu plus la paix avec cette société qui ne valorise pas du tout la voie qu'elle a choisie.

À suivre demain...

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Très joli, cet abédécaire. J'ai hâte de lire la suite ! :-)